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mardi 22 février 2011

Paris... Fin du voyage

Fini veaux, vaches, klaxons

Aéroport Charles-de-Gaulle, RER B, Châtelet... Me voilà de retour dans le bruit et la folle vie parisienne. Himanshu a voulu que je le réveille avant de quitter le Nirvana, on en a profité pour faire une photo souvenir. Puis je suis parti et me suis envolé loin de Delhi.

Une semaine en Inde, ça parait court sauf lorsqu'on y est. Tant de choses à voir et à vivre dans cette grande ville, entre les monuments grandioses, se plonger dans le quotidien des gens, se faufiler entre les voitures et les rickshaw sous le tonnement des milliers de klaxons, croiser un éléphant, une vache, un singe, se retourner sur la tombe d'un Empereur Moghôl et se retrouver dans un endroit unique.

Je pense que le pari de m'en prendre plein la vue en une semaine est tenu et j'ai plein de choses à raconter et à montrer. Je vais maintenant pouvoir reprendre mon quotidien et ne m'empêcher d'avoir une pensée un peu nostalgique lorsque je verrai une femme en Sari dans le métro parisien !

dimanche 20 février 2011

Retour à Paris...

Je me connecte de mon iPhone juste pour vous dire que je suis à h-10 du départ... Le net a un souci et personne n'arrive a uploader ses photos sur facebook et consors... Je devrai donc attendre mon arrivée à Paris pour vous les poster.

Mémorial Indira Gandhi
Aujourd'hui j'ai visité le mémorial d'Indira Gandhi. Celui ci se trouve à une centaine de mètres de la station Race Course sur la ligne Yellow. Il a fait super beau et chaud super chaud et la visite est vraiment à faire. Le mémorial se trouve dans la maison d'Indira Gandhi, c'est aussi ici qu'on l'a assassinée. sur les murs, beaucoup de coupures de journaux couvrent l'ensemble de sa vie et son influence politique sur le pays. En Inde elle semble très importante et est très considérée. Des objets lui ayant appartenus sont exposés ainsi que les restes des derniers vêtements qu'elle portait lorsque la bombe a explosé.
On sent qu'Indira Gandhi a été une femme très cultivée et très reconnue en tant qu'ambassadrice du peuple indien, on devine aussi qu'elle a été une personne aimée de tout le pays.







Central Cottage Industries Emporium
Je repars vers de nouvelles aventures et me dirige vers Rajiv Chowk, qui dessert Connaught Place, pour trouver Janpath Road et le Central Cottage Industries Center, un grand ensemble de boutiques couvert, dans lequel on trouve de vrais et magnifiques articles d'art traditionnels indien avec des prix affichés et contrôlés par l'état. Pas question de négocier ici, mais les prix sont cohérents avec la qualité des objets vendus. J'y achète une statuette en bronze pour 700 roupies, ce qui fait environ 15 €.

L'averse, ou comment j'ai vu l'Inde de près
En sortant, c'est l'averse... L'orage s'abat sur New Delhi et je n'ai que ma pauvre chemise... Heureusement j'ai un paschemina pour me couvrir telle une indienne en sari et surtout j'ai vu tous les épisodes de Man vs Wild et fait tout ce qu'il faut pour ne pas tomber malade. Merci Bear Grylls, t'es le meilleur, mec
L'orage a l'air coriace et j'abandonne l'idée d'aller au Qutab Minar, un minaret pas loin du Nirvana. Donc direction métro Saket.
Arrivé là-bas je suis pris au piège dans la rue qui est encore inondée par les remontées d'égouts. J'essaie avec quelques locaux de faire Spiderman le long des corniches, accolés au rideaux des boutiques et on se foire tous . Résultat : j'ai un pied entier qui fait coucou à toute la merde et toute la pisse d'un milliard d'indiens. La prochaine fois j'irai a Acapulco, tiens.
Heureusement, et je tiens à le souligner, le personnel du Nirvana a été grandiose. Apres avoir lavé mes chaussures à l'eau, ils m'ont filé un chauffage de salle de bain pour que je puisse les sécher avant de prendre dans l'avion. Je regarde donc mes chères Nike sécher tout en écrivant cet article. J'attend aussi Himanshu car mon sac est dans son casier et seul lui a les clés. Il devrait pas tarder de revenir de sa visite d'apparts...

Voilà, donc je vous laisse et reprendrait à Paris. Ca me fait un peu bizarre de quitter cet endroit et cette ville, j'ai l'impression que j'y suis depuis un mois alors que mes collègues de boulot n'ont passé qu'une semaine des plus ordinaires. Mais comme le dit Himanshu : "Maybe after a week you'll remember your trip and feel a little sad about going back your home, but now just enjoy the moment we have together"

samedi 19 février 2011

Center CIty Walk Mall & Raj Gath

Alors finalement, j'étais pas dans le bon mall hier... Il y'a 2 malls collés en fait. Bref c'est pas grave, on remet ça à demain avec Himanshu, sa copine Allemande repartant dans la matinée vers Dharamsala, le fief du Dalaï-Lama.



Je me lève, prend le petit déjeuner avec les Marseillais, et part vers le Center City Walk en rickshaw. Comme prévu, je vais rendre une petite visite au revendeur Apple Imagine que j'ai repéré la veille. Ils ont une petite boutique très bien entretenue et ayant tout ce qu'il faut pour rappeller un Apple Store. Ils sont trois à y bosser, une femme qui s'occupe de l'accueil et deux gars, un techos et un vendeur. Je me présente à eux et ils sont très content de me recevoir et sont très fier de me présenter leur travail.
Ils m'expliquent qu'en Inde ce n'est pas évident de faire passer les gens sous Mac et que les PC se vendent ici comme des petits pains. Ils en font aussi un peu trop dans ce qu'ils disent, normal puisqu'ils savent d'où je vient. Je parle un peu avec le technicien, il reçoit pas trop de clients mais il a quand même de quoi faire avec les gens qui ne savent pas se servir de leur Mac.
Ils insistent pour faire une photo souvenir, me disent d'être très honoré de ma visite, et sur ce, je les quitte.

Je mange un morceau rapido dans un resto du mall et repart pour aller vers Raj Ghat. métro Indiraphrasta puis paye ton rickshaw. Là-bas se trouve le Gandhi Smirthi, le lieu où Gandhi à été incinéré après son assassinat. Ce lieu a été amenagé en jardin et une flamme perpétuelle surplombe une dalle de marbre noire indiquant le lieu de la crémation. C'est très simple, comme l'a été dans une certaine mesure la vie de Gandhi qui ne portait que peu de vêtements et ne possédait que peu de biens. Pour l'histoire, les cendres du Mahatma ont été répandus dans divers fleuves du Monde, suivant son voeu.
Le lieu est assez solennel, des gardes surveillent attentivement les lieux et les jardins extérieurs et jouent du sifflet.  Le grand jardin est peuplé d'écoliers qui entrent, sortent, jouent, crient, hurlent... L'entrée est gratuite, la seule chose à payer est la garde des chaussures que l'on doit enlever pour entrer sur les lieux.

Je repart et me dirige vers le quartier Tibétain, le même que celui où j'ai déjà passé une journée. Je dois aller chercher un bol de prière pour Roger, qui me l'a demandé par Facebook. Toujours la même ambiance, toujours aussi paisible, toujours les enfants, les tambours et gongs des moines dans les Temples, toujours aussi dépaysant pour un petit bout de Tibet. Je suis resté une bonne heure et demie avec les gens du camp assis à regarder les enfants jouer avec des ballons que vendaient un marchand ambulant. J'aurai pû rester des heures. La gamine que j'ai pris en photo l'autre fois était encore là, à jouer et à demander aux trois autres touristes présents de lui acheter une glace. Elle à obtenu son dû après avoir fait quelques trucs mignons dont elle à le secret.

Je repars tranquillement vers le Nirvana en métro, les gens observent énormément mon tatouage, c'est pas commun ici, surtout en couleurs et avec un motif aussi"bizarre" à leurs yeux.

En soirée, je rejoins Himanshu au mall et on va boire un coup au Hard Rock Café de New Delhi. On parle pas mal de ses séjours en Europe et de ce qu'il planifie le jour où il aura assez d'argent. Puis on part manger dans un resto chinois et on parle de son boulot. En fait, malgré qu'il soit architecte depuis 5 ans, il bosse actuellement dans une boîte d'étude environnementale en tant qu'analyste de politiques en matière d'environnement. Il m'explique qu'il à choisi une voie assez spécifique et en devenir : l'architecture environnementale. En gros, l'architecture verte, se soucier des contraintes en terme d'écosystème lorsque l'on construit un bâtiment. Ce qu'il fait à l'air passionnant et on en parle beaucoup pendant pas mal de temps.

Ce soir au Nirvana, des touristes de passage pour une journée arrivent. Malheureusement, il semble que ce soit la majorité de la clientèle du Nirvana...




vendredi 18 février 2011

Humayun's Tomb et Lodi Gardens

Dans la nuit sont arrivés pas mal de monde. Une japonaise, un couple de marseillais, et deux américaines. A cela on rajoute donc notre Australien perché, l'Allemande qui dort au dessus de moi et une autre Allemande seule dans sa chambre qu'Himanshu semble essayer de serrer.
J'ai fait connaissance avec ce petit monde, ils sont tous très sympa et sont tous en mode Backpacking pour quelques mois. On se donne des tuyaux et on discute de tout et rien.

En sortant de l'hôtel sur Ignou Road, une méga inondation des égouts paralysait la route. On aurait pu se noyer dedans... C'est assez dingue toute cette eau, et les gens ont l'air d'avoir l'habitude de ce genre de choses.

Aujourd'hui, je me rends à Humayun Tomb, métro Jangpura et 5 minutes de rickshaw. L'entrée coûte 250 roupies, sur le ticket, il y'a marqué "foreigners price"... Humayun à inspiré le Taj Mahal sur toute la partie architecture. En effet on reconnait bien les portes, le dôme... Pas de tours par contre. L'intérieur est assez solennel, bien plus impressionnant que le Taj Mahal. La tombe de l'empereur Humayun trône au centre de la pièce principale, et impose beaucoup de respect. Par contre on regrette que l'endroit soit taggué et gravé de partout par les gens de passage. En effet, il n'y'a pas beaucoup de surveillance, ce qui est regrettable pour un des patrimoines mondiaux de l'UNESCO.











Peu de touristes sur ce lieu, c'est assez calme et reposant. Je conseille vivement la visite de cet endroit, on peut même pique-niquer sur la pelouse sans payer l'entrée.

Lodi Gardens
Je pars après une heure de contemplation et me dirige vers Lodi Gardens. Ce sont des jardins où l'on peut trouver un autre tombeau, celui du Shah Mohamed Sayyid. Le jardin est très joli et un gros travail botanique est fait ici. Le tombeau s'élève tel une oeuvre d'art archéologique. Pas beaucoup de monde, beaucoup de tags. Quelques amoureux se prélassent au Soleil autour du tombeau et j'en profite pour faire de même. Je me réveille allongé sur une des marches du temple quelques temps plus tard et m'aperçois qu'il serait  peut-être temps de rentrer... !








Arrivé au Nirvana, je retrouve le couple de Marseillais, Audrey et Philippe. On discute un peu et le réceptionniste nous offre un repas composé de riz et légumes, très bon. Philippe fêtant aujourd'hui son anniversaire, il paie sa tournée de bières.
Je dois rejoindre Himanshu  au Select Center Mall, un grand centre commercial très classy où l'on trouve de vraies grandes enseignes occidentales et beaucoup de restaurants classe. Mais arrivé là bas, je ne le retrouve pas... Il doit être quelque part avec son Allemande ! Je repars vers le Nirvana, mais je pense que je reviendrais ici demain pour faire quelques emplettes et visiter la boutique Imagine, un revendeur Apple.

Voilà, pas d'aventures extraordinaires aujourd'hui, journée spéciale tombes et j'ai donc dormi sur celle d'un grand empereur Moghôl.

jeudi 17 février 2011

Majnu Ka Tilla, Le Tibetan Refugee Camp

Aujourd'hui je me lève très tôt pour rejoindre Majnu Ka Tilla, le Tibetan Camp. Il me faut prendre la ligne de métro Yellow jusqu'à la station Vidhan Sabha.
Arrivé sur place, je rencontre deux Bordelaises qui cherchent aussi le camp, Cécile et Lucille. Je sympatise surtout avec la première, normal elle est super mignonne et je crois que ça passe plutôt pas mal entre nous. On prend un rickshaw tous les trois on discute un peu. Elles sont en Inde depuis 2 mois, Cécile fait son premier voyage en Inde, Lucille est une habituée. Elles ont l'air en mode un peu hippie post-bahut, enfin surtout Lucille qui me sort des trucs genre "Ah ouais euuh tu bosses chez quoi ? Ah Appeul ? Enfin tu sais hin nous on y connait rien à ça, on est pas trop euuh... enfin tu vois ?" Bref elle me saque pas et arrivés au camp, elle coupe ma conversation avec la jolie Cécile et me souhaite bonne journée, bon courage, bon vent, bon, casse-toi.


Visite du Camp Tibétain, Majnu Ka Tila


Majnu Ka Tilla est donc un petit quartier de réfugiés ayant fui le Tibet. Certains se sont installés ici et ont développé une grosse activité touristique et commerciale, assez impressionnante même.
Entré dans les petites ruelles, on ne se sent déjà plus à Delhi. On laisse derrière soi les klaxons, la foule et la poussière pour pénétrer dans un petit bout de Tibet. Une petite place ensoleillée, dominée par 2 Temples Bouddhistes, rayonne de paix et de calme de façon assez surréaliste. Des moines vont et viennent, des enfants bridés jouent, les gens s'assoient sur les bancs et apprécient le moment. De grandes photos du Dalaï-Lama et du futur Lama tibétain trônent ici et là, il y'en a également dans toutes les boutiques.
En parlant de boutiques, il y'en a plein, ainsi que des étals. Tissus, thangkas, drapeaux, bijoux, sacs, autocollants "Free Tibet"... Il y'a de tout et c'est ma foi très bien vendu. Oui les tibétains et les népalais sont d'excellents commerçants, pour la première fois en Inde, je vois une caisse-enregistreuse-scanner à codes-barre dans une épicerie. Les prix semblent justes, d'autant que c'est de l'artisanat local puisqu'ils importent mais aussi fabriquent sur place les objets qu'ils vendent et ça, ça n'a pas de prix. En passant par certains recoins, on peut d'ailleurs les voir à l'oeuvre avec leurs chalumeaux et leurs marteaux de gravure. Pas de harcèlement, c'est calme, c'est cool, c'est tellement apaisant ce petit coin de Lhassa...

Contre-pigeon
Je m'arrête dans une boutique où une vieille dame vend des thangkas, drapeaux et autres choses de ce genre. Je négocie un peu avec elle, elle lâche pas beaucoup de terrain et est tenace. Je la paie et quitte la boutique, fier de ma bonne affaire quand je l'entend hurler derrière moi "Mistake ! Mistake !" - Alors oui les tibétains, TOUS, parlent très bien anglais, même les vieux - En fait je lui avais donné un billet de 500 roupies au lieu d'un billet de 100... C'est pas beau ça ? J'avoue que ça m'a vraiment surpris et conforté sur la perfection de cet endroit. Du coup j'ai plus cherché à négocier avec les autres artisans.

Cherchant une guesthouse disponible pour passer la nuit ici, je me fais rembarrer partout. Apparemment pas mal de moines sont arrivés aujourd'hui et ont tout booké. Un peu déçu, je décide d'aller manger dans un de leur resto. Et c'est très bon et pas cher. Là encore, une carte en bonne et due forme, des plats du Tibet, un portrait du Dalaï-Lama qui vous regarde manger en souriant, que demander de plus ?
A savoir que le gogol que je suis a commencé à mimer à la serveuse l'acte de manger en gémissant "gnn gnn" ce à quoi elle m'a répondu dans un Anglais exceptionnellement bon "What do you want exactly sir ?" (Celle là elle est pour toi Nico)

Je me sens super bien ici, les gens sont beaux, ils ont l'air heureux malgré leur situation et celle de leur pays. On sent qu'ici, ils essaient de reproduire ce qu'ils avaient là-bas, la même atmosphère, les mêmes repères.
Je finit mes emplettes et vais me poser au soleil sur la petite place, des enfants tibétains jouent et deux petites mendiantes indiennes viennent me harceler. Elles veulent que je leur donne de l'argent pour le marchand de glace et se disputent entre elles pour savoir qui y aura droit. Je résiste, faut pas oublie qu'elles sont potentiellement 1 Milliard derrière et je ne veux pas me retrouver submergé.

Une des gamines part et l'autre veut jouer avec moi. Elle me demande de la prendre en photo et est très contente de se voir sur mon iPhone. Les gens du coins et les moines sourient. De l'un des temples sortent les gongs et les incantations de moines qui prient. On se croirait dans un film. Je suis tellement bien que je reste un bon moment assis là, je me vide complètement et ça fait du bien. Je crois que ça m'a convaincu sur ma prochaine destination de voyage : Népal-Tibet et je sens déjà que ca va être fantastique.

Je repart en soirée et arrive en rickshaw au Nirvana, faute de place à Majnu Ka tilla. J'y croise l'Australien et on se raconte nos journées. Il est très sympa, un homme d'une quarantaine d'années mais je sens à sa façon de parler qu'il est un peu perché et qu'il doit être sur la route depuis un bon moment déjà.

Je pense que cette journée est l'une des plus marquants que j'aie pû passer. Je recherchait du calme, du dépaysement, et Majnu Ka Tilla m'en a apporté plus que n'importe quel endroit que je n'ai pû visiter. Je suis tombé amoureux de ces gens et de leur culture. Mais pas de la petite Cécile, dommage, on a pas eu le temps de faire connaissance.

- "A bientôt à Bordeaux peut-être !"

Pourquoi elle m'a dit ça, celle-là... ?






mercredi 16 février 2011

Le Taj Mahal


J’ai loué une voiture avec chauffeur pour me rendre à Agra. Je pense que c’est une meilleure idée car il pourra me conduire où je veux et je pourrai rentrer à Delhi quand bon me semblera. Alors ca coûte très cher, sans parler du supplément spécial pigeon.

Le voyage
Le type arrive à l’heure indienne et Himanshu s’assure avec lui que je serai bien traité. 4 heures de route s’annoncent à nous. On traverse pas mal de bidonvilles et de quartiers très pauvres, les gens observent à mort notre voiture, qui n’a pourtant rien d’une Mercedes. Je comprend après 10 minutes qu’il y’a marqué en gros TOURIST sur le haut du pare-brise...
La route en dehors de cela est plutôt monotone. J’en profite pour faire un petit somme quand je suis réveillé par une manifestation de Muslims qui à lieu dans un des villages que nous traversont. Le chauffeur me dit dans un anglais accentué : «These are bad people, Muslims» - c’est lui qui l’a dit hin -. Les gens du coin n’ont pas l’air très content de voir arriver tout ce bruit et ils leur hurlent de partir. A mon avis, il fait pas bon traîner dans ce coin vu l’ambiance tendue. Le chauffeur n’a pas l’air lui-même très à l’aise et se dégage rapidement pour passer la 4ème vitesse.

On s’arrête un moment, il doit aller payer je ne sais quoi à ce qu’il appelle le «Border». Il me demande d’attendre dans la voiture. Un dresseur de singe essaie de me vendre une photo avec son gagne pain, qui multiplie les galipettes et les tours de cirque. Mais je préfère rester dans la voiture, parce que tout autour rôde un travesti sidaïque en sari. Assez trash je dois dire.
Le chauffeur me propose de s’arrêter plus loin boire un coup et aller aux toilettes. Il me dépose dans un bon traquenard à touristes, où je retrouve tous mes amis pigeons américains, japonais, français et que sais-je encore. Pas de vente agressive au niveau des objets souvenirs mais par contre le serveur du coin resto me pose à une table. Je prend un coca et un plat de vegetables pakoras, des beignets de légumes frits.
Les serveurs me regardent et rigolent entre eux. Ils ont l’air de penser que je suis japonais et s’étonnent de la quantité de sauce chili que je m’enfile.
Au moment de l’addition, je me retrouve bien à payer ce qui était indiqué sur la carte, soit 276 roupies (4,45 Euros selon mon app sur l’iPhone.) Je propose au serveur de lui filer un billet de 5 Euros et qu’il garde la monnaie, pour une fois que je me fais pas alpaguer comme de la viande pour acheter de la daube à 5000 roupies... Mais là ça se passe mal.
Il me sort une calculette et me fait un calcul foireux avec un taux de conversion cheulou qui fait que je lui doit genre 5 Euros et des brouettes. Je refuse, lui montre mon iPhone et lui dit avec mon plus bel accent indien : «A computer doesn’t lie my frrrriend» il semble dans l’embarras parce que je le regarde très mal, genre, t’es pas tobé surle bon pigeon bro’. Il appelle carrément le patron du resto. Alors le type me refait son calcul sans sens, me parle de la fluctuation des taux de change, de leur différence entre Delhi et Agra et je ne sais quoi. Au bout de 5 minutes de blablatage, je profite largement de la présence de touristes pour commencer à taper un scandale. Le mec me dit que finalement je lui doit donc 5 Euros, allez comprendre.
Moralité : n’ayez pas peur de ne pas vous laisser faire, ils sont pas très malins au final.
On reprend la route et on arrive 4h30 après. Je ne m’attendais pas à cela mais il passe dans un quartier à côté pour chercher un type à l’anglais parfait... Donc je vais me taper un guide pendant ma visite du Taj...

Le guide et le Taj Mahal
Le guide m’emmène donc à pied vers le Taj Mahal. Les voitures ne peuvent s’en approcher, la pollution pouvant noircir le monument. Pendant notre marche, il établit mon profil pigeonnique, m’explique qu’il va me faire la visite complète et tout ça et tout ça. On arrive par une porte réservée aux personnes ayant les tickets les plus chers et je le vois en acheter un à un vendeur de rue.
En fait, il achète un ticket déjà utilisé de la journée pour me refaire entrer avec. Soit, passons. Là où c’est cool, c’est que manifestement il connait les meilleurs plans carotte pour me faire couper la file. Je vais donc attendre seulement 10 minutes avant de passer le contrôle, alors que la queue derrière moi est aussi longue que le Gange.
Au contrôle, le garde me demande d’ouvrir mon sac et refuse l’entrée à cause du Macbook. Là encore, le guide négocie et lui file un bakchich de 50 roupies. On entre dans le site du Taj Mahal en passant par une des immenses portes qui se dresse aux quatres coins de celui-ci.
Le guide est plutôt sympa et détendu, il explique bien et me file les meilleurs coins photos du site. Apparemment il est plutôt connu dans le coin car tous les autres guides se poussent quand il arrive. Ca fait un peu VIP tout ça mais c’est cool. On arrive devant le Taj-Mahal et il m’explique d’autres choses, notamment que le Temple à été financé à hauteur de l’équivalent de 16 Millions de dollars par les deniers publics. Il a prévu des protections pour nous éviter de retirer nos chaussures et on entre dans le Temple. Il me montre les détails du Temple, me raconte son histoire etc etc. Le Taj Mahal présente pas mal d’illusions d’optiques, c’est assez drôle à voir.
La visite est intéressante et on s’en va sur une photo qu’il a tenu à faire à mes côtés.








Le pigeon, le retour
On rejoint le chauffeur et ils m’emmènent «voir quelque chose». Je sens le guet-apens. Bien vu, je finis dans un pigeonnier où l’on essaie de me vendre des black stones, fierté d’Agra parce que y’en à plein incrusté sur le Taj Mahal. Y’en a sous toutes les formes, en pendentif, en colliers, en boucles d’oreilles, en bague, en rien. Je dois avouer que sur ce coup, le fait d’être célibataire c’est déjà plutôt cool pour se tirer de là, au grand désespoir de mon guide qui surveille patiemment ma discussion avec le vendeur.
On passe de boutique en boutique, c’est un peu fatiguant, mais je ne lâche pas l’affaire en invoquant diverses excuses pour ne rien acheter. Et ça agaçe tout le monde. Pour qu’ils lâchent l’affaire, je finis par prendre un ou deux trucs pourris pour 300 roupies ce qui leur fout définitivement les boules et leur fait lâcher l’affaire.
Je paie le guide pour les frais de la visite, lui file un tip de quelques euros et je prend la route avec le chauffeur direction Delhi.

Finalité
J’ai vu le Taj Mahal, et c’est super cool. Je regrette un peu que l’endroit soit si «touristisé», fallait s’y attendre mais ca manque un peu d’âme et d’authenticité. Je préfèrais largement me retrouver perdu à l’arrache dans un Temple à Delhi.
En tous cas, le guide pour la visite c’est bien, ca permet pas mal de commodités et il est plutôt marrant. Il connait vraiment les meilleurs spots pour faire de belles photos. Avec lui, on peut se faire prendre en photo avec le Taj Mahal pour se la péter auprès de ses potes. Par contre voilà, il va vous traîner dans des boutiques super chères et vous harceler, that’s the game, faut faire avec.

J’arrive à Delhi vers les coup de 20h30, je demande au chauffeur de me lâcher à Connaught. Je pense que je vais finir au KFC. Ce soir je verrai Himanshu et lui demanderai où manger un bon Thali.


mardi 15 février 2011

Une journée toute en spiritualité...

Aujourd’hui Mardi 15, ca fait seulement 2 jours que je suis ici et j’ai déjà l’étrange sensation de connaître les lieux par coeur.

Le réceptionniste me demande de changer de chambre et d’en rejoindre une déjà occupée. Manifestement je me retrouverai avec Inchomasinghedfgds, ses 3 colocataires s’en vont.



Le Temple et le market de Kalkaji Mandir
Aujourd’hui direction le Lotus Temple, un grand temple bahaïste érigé dans les années 80. La religion bahaïste est fondée sur l’universalité des croyances et des religions. Elle unit toutes les personnes, de toutes les confessions et origines dans une même croyance portée vers l’espoir et la paix. Comme ça, ca fait un peu temple solaire, et leur église ressemble à une base sur terre pour accueillir les extra-terrestres.

En arrivant à la station Kalkaji Mandir, je me trompe de sortie et me retrouve en plein dans un marché populaire, qui s’articule autour d’un Temple Hindou. Je me retrouve donc seul touriste, observé de tous les côtés en train de chiner des bracelets, pendentifs et autres inutilités aux côtés de la population locale. Ici, les vendeurs ne m’accostent pas, ils me laissent faire tranquillement et me donnent les vrais prix locaux, pas ceux réservés aux touristes. Encore une chose que les autres ne verront pas ! On croise aussi énormément de mendiants.

En avançant je me retrouve devant le temple, dont une grande partie est à l’exterieur. Je ne suis pas obligé de retirer mes chaussures. On ressent énormément la foi des gens et une vraie mysticité dans l’atmosphère. Je croise un enfant dressé près d’un autel qui attache un bracelet de fil orange aux bras des fidèles. Manifestement, on doit en avoir un quand on passe cet autel et j’ai donc droit à mon bracelet. Des musiciens jouent et prient, des gens se prosternent et allument des encens, on se croirait vraiment dans un film.

Je repart dans le market et continue mes courses. Commençant à avoir sérieusement faim, je m’arrête devant un stand où un homme fait des samoussas et autres beignets non-identifiés. Il me tend un samoussa et une petite assiette faite de feuilles séchées dans laquelle il me verse une sauce de légume au curry et me demande 5 roupies. Et c’est très bon ! Même pas assez pimenté pour me faire flancher, je reconnais que j’avais un peu peur de ça.
















Lotus Temple
Je finis par rejoindre le Lotus Temple. A l’entrée, une classe d’enfants se bouscule dans tous les sens. Je me retrouve très vite dans un mini bain de foule de cris et de sourires et d’yeux m’observant, là aussi je me suis cru dans un film style Slumdog Millionaire. Quelques enfants s’approchent de moi et veulent me serrer la main «How are you ? Hello ! Hello !» Ils sont très marrants et ils sont très content que je les prenne en photo.

La visite du temple est très organisée. Du personnel vous reçoit, vous donne une brochure sur la religion Bahaïste et vous introduit dans le Temple. Pas de photo, on oublie toute chose matérielle et on se recueille. C’est tout de même davantage un endroit touristique et je préfere largement ce que j’ai vu au Temple du market.











Nehru Place


Suite à cela je reprend le métro et rejoint Nehru Place. Là bas on trouve un immense marché de l’électronique et une sorte de Montgallet Indien. Il est possible de faire réparer son ordinateur, acheter des pièces et des licences XP, Windows 7, mais pas de Mac. Je trouve aussi une boutique d’appareil photos mais les prix ne sont pas intéressants comparés à la France.

Arrivé en fin d’après midi, je me dis que je retournerai bien au KFC. Je sais ça fait pas très bouffe locale... Je me dirige donc vers le métro puis m’arrête à un Temple Hindou où trônent des statues de Kali et de Vishnou. Un vieil homme qui est assis sur son cyclo devant me fait signe d’enlever mes basket et d’y aller. J’hésite un peu et une femme qui nettoie le Temple au jet d’eau m’y incite aussi. J’y vais et constate que le vieil homme déplace son cyclo devant mes chaussures pour les protéger de la vue des passants. En repartant, il me parle en Hindi en souriant et en hochant de la tête et pareillement qu’à mon premier jour, semble me faire une bénédiction en me touchant le haut du crâne.



ici, on te lamine ton laptop... !





Cérémonie funéraire et crémation en plein air
Un peu plus loin je suis attiré par de la musique dans ce qui semble être un immense jardin. En y entrant je réalise qu’un rite funéraire est en train de se dérouler lorsque je vois des hommes lever le corps enveloppé d’une femme décédée. Je ne sais pas si je dois être là mais personne ne me regarde bizarrement, et je vois même d’autres curieux pénétrer dans le jardin. Un homme habillé de blanc, ce doit être une sorte de prêtre fait des incantations diverses autour du corps. Dans la foule, je perçois une partie de la famille en pleurs. Les hommes entassent alors du bois sur le corps et y mettent le feu. C’est ainsi qu’à lieu une crémation en Inde, et je dois reconnaître que c’est très impressionnant. Evidemment pas de photos. Et encore une fois, je suis le seul étranger présent. Je suis un peu étonné que l’on ne me regarde pas bizarrement, mais je sais que dans beaucoup de pays asiatiques, les rites funéraires sont publics. En tous cas, j’ai pû vivre un moment assez particulier de la vie des indiens, je dois avouer que je ne m’attendais pas à tout cela.


Chandni Chowk
Je termine ma journée en allant à Chandni Chowk, le marché du vieux Delhi. Il fait déjà noir et c’est encore plein de monde. On y vend essentiellement du tissu et des vêtements, il y’a beaucoup d’ambiance si on pénètre dans les petites ruelles qui peuvent paraître glauques, mais sont en fait sans danger.

Je finis par m’arrêter devant un stand à Samoussa et j’en avale trois devant un enfant semble médusé de voir un touriste japonais manger au stand de son père. Je suis assez fier de moi car un jeune indien qui mangeait à mes côtés semblait avoir du mal à supporter le piment... !

Himanchu Sanghani
Après un bref passage au cyber, je rentre à l’hôtel et retrouve mon ami Inchomasinghedfgds, qui s’appelle en fait Himanshu Sanghani ou «Shu». On parle de ma journée et il me dit que je n’aurai pas dû rester à la crémation. Son père lui a expliqué que l’énergie de la personne décédée peut pénétrer en moi et ca ne serait pas bon car je ne la connaissais pas... Puis il m’explique certaines choses à propos des divinités que j’ai photographiées dans les Temples, me dit que j’ai eu du bol d’avoir pû prendre des photos dans le métro sans me faire confisquer l’appareil (C’est interdit de prendre des photos dans le métro de Delhi).
De fil en aiguille, en discutant, on trouve un intérêt commun : il s’avère qu’Himanshu utilise Linux sur son laptop et arrive à faire tourner plein de logiciels d’architectes dessus. Il me dit que peu d’indiens, utilisent Linux à part les informaticiens comme son frère qui l’a incité à essayer. Il a l’air de pas mal toucher parce que l’on parle de lignes de commandes et de choses assez poussées. Les indiens rigolent pas avec l’informatique ! Je lui parle de Mac Os et lui conseille d’essayer. Il y’a de fortes chances qu’il l’installe sur un PC... !

Enfin on part se coucher. Dans la nuit, 2 suisses sont arrivés mais repartiront au petit matin.